Présentation

Lundi 21 Avril 2008

En effet , personne ne remarqua la petite fenêtre de la maison d'en face. Le rideau en dentelles était resté longtemps levé, dévoilant un visage angoissé..

Maintenant  elle était aux abois, l'avait -on vu ? Il fallait absolument qu'elle reste tapie , ce n'est qu'ainsi qu'elle pourra réussir . Trop longtemps elle avait attendu un signe, ce signe . Elle se devait d'agir vite et bien .

 Mme Percheron , la voisine insipide, ne l'était pas tant que ça ... Férue de romans policiers, elle s'imaginait tour à tour inspecteur, détective privé voire même victime malheureuse. Sa vie était rythmée par ses commandes Amazon  et ses petites courses de quartier. Voilà maintenant son destin allait dorénavant prendre une toute autre  tournure . 

publié par acidulée publié dans : tu.seras.la.prochaine
Mardi 02 Octobre 2007

- Ecoutez les filles, on va essayer d'avancer là, ok ! Virginie, tu trouveras la liste de tous les hôpitaux de la région dans le premier placard de la commode, apporte la moi, je vais téléphoner.Clara, svp, prépare moi une omelette ou des oeufs sur le plat, je n'ai rien avalé et il faut que je mange quelque chose sinon je sens que je vais tomber !

L'amertume contenue dans sa voix aurait pu faire tourner un bidon de lait !

On s'exécuta et la maison reprit une certaine effervescence, on entendait de la cuisine Franck interroger les hôpitaux. Fort heureusement, ses demandes n'aboutirent pas. On l'obligea à se mettre à table et il n'eut pas le droit de se lever tant que son omelette ne fut pas engloutie .

Sans nouvelles des hôpitaux, Franck dut se résoudre à joindre l'inspecteur Garcedont. Celui-ci lui intima de rester chez lui, il arrivait de suite.

L'inspecteur Denis Garcemont prit l'autoroute pour se rendre au petit lotissement de Franck Goupil. Il n'aimait pas les petites routes de campagne, à ce moment de la saison il y avait encore beaucoup trop de paysans tranquillement installés sur leur tracteur mais surtout en plein milieu de la route, embouteillage et retard assurés. Et il ne voulait surtout pas prendre le risque d'arriver tard. Il était suffisamment énervé comme ça alors que la journée ne venait à peine de débuter pour lui. Son supérieur venait de lui adjoindre un jeune policier tout frais émoulu de l'école. Quelle veine !

Vraisemblablement il n'avait pas dû être assez clair. Il préférait travailler seul. Il était bien trop lunaire et fantasque selon lui pour être accompagné.  Voilà pourtant qu'on le flanquait d'un docteur Watson nommé Colin.

- Venez, je vais vous présenter votre nouvel équipier, Colin Verg, lui avait dit le commissaire en l'accueillant.

- Vous êtes loin d'être aussi drôle que vous l'imaginez, lui avait il répondu.

Le commissaire leva sa tasse de café

- Attendez que j'ai eue ma dose de caféine. D'ici 15 minutes, vous aurez devant vous un comique patenté sauf qu'en ce moment je ne plaisante pas !

- Je ne crois pas que j'ai envie de poursuivre cette discussion, je suis attendu, je repasse plus tard !

Mais revenons à nos moutons, campagne oblige. La bruine tenace qui n'avait cessé depuis ce matin noyait la ville et trempait les âmes.

Ses premières impressions se vérifiaient . Dés le début cette histoire l'avait intrigué. Quelqu'un semblait se livrer à un étrange rituel. Les menaces adressées au corps enseignant étaient légions.Ce n'était pas la première fois qu'un professeur venait lui faire part d'agressions verbales. En général, il n'y prêtait qu'une attention distraite.Dur métier que d'enseigner de nos jours, il fallait en prendre son parti !

Sauf que cette fois ci sa légendaire intuition lui envoyait à nouveau des warning et il ne devait pas les négliger, cette nouvelle enquête ne lui présageait rien de bon.Il stoppa net ses réflexions car déjà il arrivait sur les lieux de la disparition. Trop préoccupés tous, personne ne remarqua ...  

 

 

publié par acidulée publié dans : tu.seras.la.prochaine
Jeudi 20 Septembre 2007

 

- Tu es en train de nous dire qu'elle a tout simplement découché sans te prévenir. Ca ne lui ressemble pas, c'est vrai mais elle doit être chez une copine de sport. Elles ont fait la fête après l'entraînement , elles étaient un peu pompettes et ta femme a préféré rester dormir là -bas, c'est une éventualité envisageable, non ?

- Tu crois quoi ? que je t'ai attendu pour appeler toutes ses copines, son entraîneur, le gardien du gymnase ? J'hésite encore à appeler les hôpitaux mais je vais devoir le faire. J'aimerais que vous restiez avec moi si c'est possible, je suis épuisé physiquement et moralement et j'ai vraiment besoin de votre soutien

- Tu peux bien entendu compter sur nous, on va même t'aider, as tu pensé à contacter les flics ? tu as reçu d'autres lettres anonymes depuis au fait ?

- Non, j'attends d'avoir contacté les hôpitaux et après je téléphone à l'inspecteur Denis Garcedont. Il s'est occupé de nous après la lettre et il a pris à coeur notre affaire. Je l'ai même senti anormalement préoccupé, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs . Sur le moment je n'ai pas fait vraiment attention mais maintenant que je passe en revue notre entretien, il m'a paru plus qu'inquiet, presque fébrile

- A quoi penses tu exactement ? Tu  me sembles bien trop bouleversé pour analyser clairement ce qui s'est passé !

- Je ne sais pas vraiment mais je le soupçonne de ne pas être tout à fait clair sur notre affaire, comme s'il me cachait quelque chose. Je le sens tortueux, c'est tout, ça ne s'explique pas, c'est comme ça !

- On veut bien te croire même si sincèrement tu n'es pas en état de juger vraiment quoi que ce soit ni surtout qui que ce soit. 

publié par acidulée publié dans : tu.seras.la.prochaine
Mardi 18 Septembre 2007

Frivole je suis, frivole je resterai.

Je suis folle d'inquiétude pour Franck mais en même temps je pense à un certain directeur d'établissement ...Il est loin de me laisser de marbre ce Michel Leroy.Et sincèrement la réciproque est là, j'en suis sûre.

La sonnerie de mon portable me sortit de ma douce rêverie.

- Clara, Mr Leroy, je vous dérange ?

- Je suis en voiture et j'approche de chez Franck, c'est important ?

- Oui et non, on se verra plus tard, à très bientôt j'espère !

Est ce que j'avais raison ou est ce que je n'avais pas tort ?

En attendant de le revoir incessamment sous peu, ma voiture s'engageait dans l'allée de Franck. Il vint nous ouvrir, la mine défaite avec une barbe déjà bien engagée.

- Bonjour les filles, je vous préviens, ce n'est pas la grande forme !

- Tu l'as dit Francky, tu nous laisses entrer et on va te préparer un café, après ça tu nous racontes tout.

- Je n'ai pas le choix, on dirait, ok, de toute façon il faut que je parle sinon je vais craquer

- On est là, essaye de te détendre, qu'est ce qui t'arrive ?

- C'est ma femme Elisabeth, elle a disparu ! Hier soir elle est partie à son club de hand ball et elle n'est pas revenue, son portable ne répond pas, je suis fou d'inquiétude !

 

 

publié par acidulée publié dans : tu.seras.la.prochaine
Lundi 10 Septembre 2007

- Mle Arthus, vous auriez un moment ? me demanda Mr Leroy, mon vénéré employeur.

J'ai longuement hésité avant de lui répondre par l'affirmative, en même temps je n' avais pas vraiment le choix ! Sa réputation de don juan notoire l'ayant précédé, je restais néanmoins sur mes gardes, fais gaffe ma petite, vraisemblablement elles tombent toutes, sois forte, ne cède pas à la tentation.

- Beau gosse quand même le chef, me dis je .

- A votre disposition, sussurai je béatement .

- Voilà, je voulais m'entretenir avec vous assez rapidement. Il se trouve que j'aimerais former une troupe de théâtre amateur et j'ai pensé à vous pour l'organiser, qu'est ce que vous en pensez ? Vous seriez disponible ?

J'ai d'abord cru à une plaisanterie, travailler ! travailler ! comme si j'avais le temps, hélas il n'en était rien !

Pourquoi moi ? Toujours moi , encore moi ...

Sur ces mots d'une réelle intensité dramatique je me préparais à lui répondre quand il rajouta

- Je ne vous cacherai pas que j'avais tout d'abord pensé à Franck pour le " rôle " mais je le sens quelque peu distant ces derniers jours, de plus je n'arrive pas à le joindre, vous avez des nouvelles ?

- Non justement et je comptais lui rendre visite , écoutez pour le théâtre on en reparle plus tard, d'accord ? La rentrée est là et je dois y réfléchir, je reviens vers vous très vite.

Virginie, ma soi-disant copine gloussait à côté, elle avait tout suivi de notre conversation, et elle ne perdait rien pour attendre

- Alors ce rendez vous c'est pour quand ? minauda t'elle

- Je n'ai ni le ton, ni l'envie de plaisanter, on file chez Franck , je commence à m'inquiéter !

Un frisson me parcourut alors, c'était indéfinissable.

 

 

 

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